⚜️ Bon samedi matin, chers lecteurs et lectrices,
Je me réveille doucement de mon coma postélectoral. Les deux derniers mois ont été particulièrement intenses, mais en regardant la croissance des abonnements à cette infolettre, je constate que le travail a porté ses fruits. Merci à tous les lecteurs et abonnés de Qc125 pour votre soutien. C’est grandement apprécié.
Et quelle élection étrange ce fut.
Le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon a remporté l’élection québécoise de 2026 à la fois confortablement (19 sièges de plus de que PLQ) et par la peau des dents. Avec seulement 28 % des suffrages, le PQ prend le pouvoir avec la plus faible proportion du vote populaire jamais obtenue par un parti victorieux dans l’histoire électorale du Québec (et du Canada).
Mais comme au hockey : « Dans la victoire, il n’y a pas de points pour le style. »
Le PQ a mené dans les sondages de façon ininterrompue pendant près de trois ans. Il a recueilli le plus grand nombre de voix et remporté le plus grand nombre de sièges. Depuis 2024, Paul St-Pierre Plamondon obtenait régulièrement les meilleurs résultats dans les sondages qui demandaient aux Québécois quel chef ferait le meilleur premier ministre.
Or, si les sondages ont mesuré un bref regain de popularité de la CAQ et de Christine Fréchette en début de campagne, cet élan s’est rapidement essoufflé.
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Or, en décortiquant les résultats circonscription par circonscription, on constate à quel point cette victoire aurait pu prendre une tout autre forme.
Avec ses 59 sièges, le Parti québécois a terminé à cinq sièges de la majorité parlementaire. Mais il aurait aussi pu en remporter cinq de moins, ce qui aurait considérablement compliqué sa capacité à gouverner.
Que manquait-il au PQ pour décrocher une majorité ? Cinq circonscriptions perdues par des marges cumulées de seulement 2 095 voix.


