Dans les jours qui ont précédé le lancement de la campagne, les sondages ont mesuré un soubresaut soudain en faveur de la Coalition avenir Québec (CAQ). La fin abrupte des négociations entre le Canada et les États-Unis, à la fin août, avait le potentiel de faire complètement dérailler les plans originaux des partis. Il était alors possible d’imaginer qu’une nouvelle « question de l’urne » allait s’imposer, pour succéder à : « Qui préférez-vous pour remplacer la CAQ ? »
Elle devenait plutôt : « Qui voulez-vous aux commandes du gouvernement du Québec pour gérer Trump ? », une reprise à peine différente de l’élection fédérale de 2025.
Or, les chiffres publiés cette semaine par les maisons de sondage Pallas Data et Léger laissent plutôt penser que l’épouvantail de l’erratique président américain pourrait ne pas suffire à propulser les troupes de Christine Fréchette premières au fil d’arrivée, comme ça avait été le cas pour Mark Carney et ses libéraux usés.


