La fin de règne en queue de poisson de François Legault
En plein cœur de la pandémie, on le qualifiait pratiquement de « père de la nation », tant les Québécois lui vouaient une estime sans bornes. Il quitte son poste dans une disgrâce rarement vue.
Le plus récent bulletin trimestriel des chefs de gouvernement provinciaux de l’Institut Angus Reid — le dernier qui contiendra le nom de François Legault — place (encore une fois) le premier ministre québécois au bas du classement, avec seulement 26 % d’approbation, contre 67 % de désapprobation parmi ses électeurs.
Aucun autre premier ministre provincial au pays n’obtient un tel écart négatif, ce qui illustre l’ampleur de l’érosion de la popularité de François Legault, alors qu’au cœur de la pandémie, il accumulait les records d’estime électorale.
Les récents chiffres indiquent qu’après huit ans au pouvoir, à quelques semaines de son départ annoncé, il quitte plutôt la scène politique dans une disgrâce électorale. Et dans la cave du classement de l’amour à l’endroit des premiers ministres provinciaux.


