L’avenir sombre de la CAQ
Même si l’idée que la CAQ puisse perdre ses 90 sièges semble impensable, elle s’avère fort plausible.
Le plus récent sondage de la maison Léger, publié lundi dernier dans les médias de Québecor, n’accordait que 9 % d’appui à la Coalition Avenir Québec après distribution des indécis. Étant donné que les troupes de François Legault avaient récolté 41 % des suffrages lors de l’élection de 2022, ce sont donc plus des trois quarts du vote caquiste qui se sont évaporés durant ce mandat.
Pour le moment, le Parti québécois et le Parti libéral du Québec profitent à parts (presque) égales de la déconfiture caquiste, mais le PQ est si fort hors des centres urbains et parmi la majorité francophone qu’il demeurerait favori pour remporter le plus grand nombre de sièges si une élection avait lieu ce printemps.
L’ajout de ce sondage au modèle de projection de sièges de Qc125 met en lumière l’ampleur du recul essuyé par la CAQ depuis son éclatant triomphe d’octobre 2022 : à l’heure actuelle, elle n’est projetée favorite dans aucune des 125 circonscriptions québécoises. Plus encore, l’intervalle de confiance de la projection caquiste — soit la fourchette des scénarios plausibles — s’étend de zéro à… zéro siège…


