Le chemin vers 64 sièges : le défi du Parti québécois
Nous vous présentons une visualisation interactive améliorée pour suivre la route des partis vers une majorité. Aujourd'hui : le Parti québécois.
⚜️Bon mercredi, chers lecteurs et lectrices. J’espère que vous profitez bien de l’été. Ces derniers jours ont un air de calme avant la tempête politique qui s’annonce au Québec cet automne.
Malgré le resserrement des intentions de vote observé au Québec ces derniers mois, le Parti québécois demeure, et de loin, la formation politique la plus susceptible de remporter une pluralité de sièges si les tendances actuelles se maintiennent jusqu'au scrutin.
(Aucun autre sondage indépendant n’a été rendu public depuis juin, donc la projection n’a pas été remise à jour depuis).
Afin de mieux illustrer la route vers une majorité parlementaire, Qc125 propose une version améliorée d’une visualisation interactive : « Le chemin vers 64 sièges ».
Pour mieux visualiser ce chemin vers une majorité, nous avons classé les 127 circonscriptions selon la probabilité que le Parti québécois les remporte, de la plus probable à la moins probable.
Avec les derniers chiffres disponibles (même s’ils commencent à dater un peu), nous voyons clairement un plancher à 43 sièges pour le Parti québécois. Les chiffres deviennent ensuite plus serrés à mesure qu’on s’approche du seuil des 64 sièges nécessaires pour une majorité.
Se trouvent dans la dernière ligne droite les circoncriptions suivantes :
60. Iberville : ce comté à l’est de la Montérégie a envoyé une députée caquiste à l’Assemblée nationale depuis 2014 (Claire Samson en 2014 et 2018, puis Audrey Bogemans en 2022). Le PQ avait remporté Iberville en 2012 et 2008.
61. Groulx : juste au nord de Laval, dans les Basses-Laurentides, cette circonscription banlieusarde a voté pour la CAQ en 2012, 2014 (de justesse), 2018 et 2022. Le PQ de Pauline Marois avait remporté Groulx en 2008, de même que les libéraux de Jean-Charest en 2003.
62. Taschereau : cet ancien bastion du Parti québécois dans la Capitale-Nationale est passé à Québec solidaire en 2018 (Catherine Dorion) et encore en 2022 (Étienne Grandmont). QS aura fort à faire pour conserver ses sièges hors de Montréal cet automne, alors ce sera définitivement une course à suivre.
63. Mégantic : cette circonscription au fond de l’Estrie, frontalière avec l’État du Maine, est parmi les plus énigmatiques de toutes. La projection actuelle est une véritable course à quatre entre la CAQ, le PQ, les libéraux et les conservateurs. Il ne serait pas étonnant que le vainqueur de ce comté n’ait besoin de récolter 30% des suffrages (ou moins). Fait intéressant à noter : le Parti québécois n'a jamais remporté cette circonscription…
64. Chambly : Si les projections actuelles se réalisaient, Chambly pourrait bien faire partie des circonscriptions qui feraient basculer le PQ vers une majorité. Ce comté au coeur de la Montérégie a été remportée par le ministre Jean-François Roberge depuis 2014. Le Parti québécois a été vainqueur de Chambly en 2012, 2008, alors que la défunte ADQ avait pris ce comté en 2007.
Vous pouvez explorer les tableaux interactifs « Chemin vers 64 sièges » pour chacune des cinq principales formations politiques québécoises en suivant ce lien.
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