Je veux d'abord vous féliciter pour le travail rigoureux que vous faites dans l'analyse des sondages et la prévision des sièges. Le modèle que vous avez construit et que vous mettez à jour régulièrement est très performant. Vous faites honneur à l'approche scientifique et au travail minutieux.
J'ai cependant un reproche à vous faire. Il n'appartient pas au Directeur général des élections de déterminer le nombre de circonscriptions. C'est la responsabilité de l'Assemblée nationale d'en fixer le nombre et d'établir les principes directeurs pour la confection de la carte électorale.
Ainsi, l'AN pourrait décider que le nombre approprié est de 50 ou de 150. Ce n'est pas du ressort du DGE. Quant aux principes directeurs, il y a celui d'accorder le même poids à chacun des votes. Mais l'AN peut déterminer des exceptions à cette règle générale. Notamment pour des raisons de géographie quand des électeurs n'ont pas accès à leur député parce que la circonscription est trop vaste. Il appartient à l'AN d'en décider. Une loi a été votée à cette fin par les quatre principaux partis politiques. Ensuite, c’est le DGE qui établit la carte. Il est malhonnête de suggérer qu’on est dans le « gerrymandering «, le découpage électoral partisan.
Je trouve scandaleux qu'un commissaire ait rouspété et prétendu que l'AN s'ingérait dans les responsabilités du DGE. Il était dans le champ. Bien que commissaire, il n'avait pas compris les responsabilités respectives de l'AN et du DGE.
Oui, l'Assemblée nationale est celle qui choisit les balises des cartes électorales -- comme il se doit. Mais dans ce cas, la CRE a effectué le redécoupage en suivant les balises en place, puis les élus n'ont pas aimé le résultat. Ils ont changé les règles seulement après coup. Mauvais précédent.
Si vous lisez bien mon texte, nulle part je fais référence à du gerrymandering ou du redécoupage partisan, bien au contraire : "la transposition des résultats de 2022 sur la nouvelle carte montre qu’aucun parti n’en ressort véritablement avantagé ou désavantagé."
Désolé, mon texte n'était pas clair. En effet, ce n'est pas vous que je visais sur le redécoupage partisan mais le commissaire qui a démissionné. C'était vraiment du n'importe quoi.
Cependant, je ne suis pas d'accord avec votre position "ils ont changé les règles après coup." Quelles règles ont été changées ??? Il y avait déjà une exception pour protéger un comté pour des raisons d'étendue géographique. Ils en ont ajouté deux pour les mêmes raisons. Ils ne pouvaient pas les désigner avant d'avoir vu le projet de carte. Ensuite, le DG a refait la carte selon les mêmes règles. Les critiques frôlent le dogmatisme. Faut-il rappeler que 4 partis politiques sur 5 ont appuyé cette loi ?
M. Fournier.
Je veux d'abord vous féliciter pour le travail rigoureux que vous faites dans l'analyse des sondages et la prévision des sièges. Le modèle que vous avez construit et que vous mettez à jour régulièrement est très performant. Vous faites honneur à l'approche scientifique et au travail minutieux.
J'ai cependant un reproche à vous faire. Il n'appartient pas au Directeur général des élections de déterminer le nombre de circonscriptions. C'est la responsabilité de l'Assemblée nationale d'en fixer le nombre et d'établir les principes directeurs pour la confection de la carte électorale.
Ainsi, l'AN pourrait décider que le nombre approprié est de 50 ou de 150. Ce n'est pas du ressort du DGE. Quant aux principes directeurs, il y a celui d'accorder le même poids à chacun des votes. Mais l'AN peut déterminer des exceptions à cette règle générale. Notamment pour des raisons de géographie quand des électeurs n'ont pas accès à leur député parce que la circonscription est trop vaste. Il appartient à l'AN d'en décider. Une loi a été votée à cette fin par les quatre principaux partis politiques. Ensuite, c’est le DGE qui établit la carte. Il est malhonnête de suggérer qu’on est dans le « gerrymandering «, le découpage électoral partisan.
Je trouve scandaleux qu'un commissaire ait rouspété et prétendu que l'AN s'ingérait dans les responsabilités du DGE. Il était dans le champ. Bien que commissaire, il n'avait pas compris les responsabilités respectives de l'AN et du DGE.
Léandre Nadeau
En tout respect, M. Nadeau.
Oui, l'Assemblée nationale est celle qui choisit les balises des cartes électorales -- comme il se doit. Mais dans ce cas, la CRE a effectué le redécoupage en suivant les balises en place, puis les élus n'ont pas aimé le résultat. Ils ont changé les règles seulement après coup. Mauvais précédent.
Si vous lisez bien mon texte, nulle part je fais référence à du gerrymandering ou du redécoupage partisan, bien au contraire : "la transposition des résultats de 2022 sur la nouvelle carte montre qu’aucun parti n’en ressort véritablement avantagé ou désavantagé."
Désolé, mon texte n'était pas clair. En effet, ce n'est pas vous que je visais sur le redécoupage partisan mais le commissaire qui a démissionné. C'était vraiment du n'importe quoi.
Cependant, je ne suis pas d'accord avec votre position "ils ont changé les règles après coup." Quelles règles ont été changées ??? Il y avait déjà une exception pour protéger un comté pour des raisons d'étendue géographique. Ils en ont ajouté deux pour les mêmes raisons. Ils ne pouvaient pas les désigner avant d'avoir vu le projet de carte. Ensuite, le DG a refait la carte selon les mêmes règles. Les critiques frôlent le dogmatisme. Faut-il rappeler que 4 partis politiques sur 5 ont appuyé cette loi ?