Mise à jour Qc125 : un gouvernement du Parti québécois demeure le scénario le plus probable — et de loin
Malgré le resserrement entre le Parti québécois et le Parti libéral dans les intentions de vote, le PQ demeure nettement favori.
Lesté par l’arrivée de nouveaux adversaires et par certaines de ses réactions qui semblent prendre à rebrousse-poil une partie de l’électorat, Paul St-Pierre Plamondon conserve encore toutes ses chances de devenir premier ministre du Québec.
Les dernières semaines ont mis la table pour que les prochains mois soient riches en rebondissements sur la scène politique québécoise. Une nouvelle première ministre, une option souverainiste déterminée, un gouvernement en mode survie et cinq partis qui peuvent espérer remporter des sièges à l’Assemblée nationale cet automne : voilà autant de facteurs qui risquent de provoquer un chaos dans les projections de sièges pour l’élection à venir, toujours prévue le 6 octobre prochain.



Monsieur Incertain en tête, Capitaine Girouette à sa poursuite !
Si le dernier sondage Léger a redonné un peu d’élan aux troupes péquistes — notamment grâce à une question pour le moins équivoque sur la tenue d’un référendum — il n’en demeure pas moins énigmatique.
Ainsi, lorsqu’on demande quel chef ferait le meilleur premier ministre, 30 % des répondants se rangent derrière… Monsieur Incertain.
Pendant ce temps, le chef du parti que l’on dit en tête depuis deux ans ne récolte que 23 % des appuis, soit à peine 6 et 7 points d’avance sur le PLQ et la CAQ, des formations politiques confiées à des chefs fraîchement recrutés, prêts à faire mentir les pronostics.
Ce décalage révèle la fragilité structurelle du Parti québécois. Une formation au gouvernail hésitant — promettre ou non un référendum — dirigée par un capitaine à la boussole capricieuse -- populiste de droite ou social-démocrate ?
Revenons à l’énigme du sondage : comment expliquer les 40 % d’appuis attribués au Parti québécois lorsque la question référendaire est évacuée, alors même qu’il ne compte qu’une poignée d’élus et que l’adhésion à son chef plafonne à 23 % ?
Qu’est-ce qui alimente cette intention de vote ? Un fantasme politique ? Une nostalgie régressive ? Ou l’effet d’un récit médiatique martelé jusqu’à saturation ?
À la moindre bourrasque, l'embarcation péquiste menace de chavirer. Et le vote de dépit qui l’a maintenue à flot pourrait bien se muer en récif naufrageur.
Sans surprise, les relationnistes du PQ s’époumoneront — de chroniques en éditoriaux — à lever des vents contraires, espérant qu’aucune vague favorable aux partis adverses ne fasse sombrer le rafiot.