⚜️Rebonjour, chers lecteurs et lectrices,
Comme promis ce matin, voici le dernier sondage québécois de la maison Pallas Data de cette campagne.
L’enquête a été menée le 3 octobre auprès de 1 137 répondants québécois. Les résultats de Pallas viennent confirmer plusieurs tendances observées dans le sondage Léger / Québecor d’hier.
À l’échelle du Québec, le Parti québécois demeure en tête avec 29% des intentions de vote. Le Parti libéral est stable à 24%, tandis que le Parti conservateur d’Éric Duhaime effectue un autre bond de trois points pour atteindre 20%.
Voilà donc un deuxième sondage consécutif qui place le PCQ à 20%. Ce niveau d’appui pour les troupes d’Éric Duhaime brouille considérablement les cartes et complique la route vers les 64 sièges pour le Parti québécois.
Pendant ce temps, la CAQ poursuit sa chute : le parti de Christine Fréchette tombe à 15%, en baisse de trois points.
Québec solidaire ferme la marche et récolte 11%.
Chez les francophones, l’avance péquiste demeure considérable : 36% pour le PQ, contre 19% pour le PCQ et 18% pour le PLQ.
Les chiffres sur les chefs racontent essentiellement la même histoire.
Paul St-Pierre Plamondon demeure en tête comme choix au poste de meilleur premier ministre avec 28%, malgré une baisse de quatre points. Charles Milliard grimpe à 21% et Éric Duhaime à 18%. Christine Fréchette et Ruba Ghazal récoltent chacune 12%.
Mais c’est encore une fois du côté de Mme Fréchette que les chiffres sont les plus difficiles.
À peine 19% des répondants disent avoir une impression favorable de la cheffe caquiste et première ministre, contre 64% qui en ont une impression défavorable. Cela donne à Mme Fréchette un taux d’appréciation net de −45, de loin le pire résultats des cinq chefs. (Voir tous les chiffres ici.)
À la veille du scrutin, le PQ demeure donc en tête, les conservateurs poursuivent leur progression et la CAQ termine la campagne en forte baisse…
Ces nouveaux chiffres seront intégrés à la prochaine mise à jour de la projection Qc125 ce soir.
📊Qc125 est une infolettre indépendante sans publicité financée entièrement par ses lecteurs et lectrices. Abonnez-vous ici. Merci pour votre soutien.💙







Il y a justice et injustices dans ce sondage. La pm Fréchette mérite la chute observée de 6 points étant donné les nombreuses fourberies qu'elle a déployées. PSPP ne mérite pas la baisse de 4 points, mais c'était prévisible étant donné toutes les attaques farfelues contre lui cette semaine.
Les attaques contre le référendum me donne l'occasion de parler du projet de pays. Il ne serait pas contre le Canada, il s’agirait pour la nation québécoise de prendre son envol, suite à un divorce à l’amiable qui serait bénéfique aux deux parties. Le Québec serait le seul maître de ses décisions politiques sur son territoire. Il ne serait plus coincé dans les dysfonctionnements actuels avec Ottawa dont le pire récemment a été la gestion conflictuelle de l’immigration. Il en serait toujours ainsi dans ce régime car le pouvoir colonial à Ottawa veut consolider l’identité collective « canadian », ce qui entre en conflit avec l’identité collective québécoise caractérisée entres autres par son identité française et sa laïcité de type européenne. Seule l’indépendance lui permettrait de fonder solidement son identité.
Quant aux impacts économiques de l’indépendance, cela dépendrait à court terme des négos entre les deux partenaires mais les deux seraient tenus de le faire de bonne foi selon le cadre tracé par un jugement de la Cour suprême. L’autre élément important, c’est la géopolitique qui favoriserait le maintien déjà en place de la liberté de circulation des biens et des personnes dans l’ensemble canadien. Les 4 provinces à l’est du Québec et les 5 à l’ouest voudraient maintenir ce corridor libre et ce dans l’intérêt des personnes et des entreprises concernées. À long terme, la société et l’économie québécoises seraient gagnantes car toutes les décisions politiques seraient prises dans l’intérêt du Québec, ce qui n’est pas le cas actuellement. L’autre élément est le dynamisme et les talents de la société québécoise. Ils pourraient se déployer à leur maximum dans un contexte plus libre, cohérent et efficient que ce n’est le cas maintenant.