Perception des chefs : Milliard recule, PSPP polarise
Les plus récentes données de Pallas Data montrent qu’aucun chef québécois ne récolte davantage d’impressions favorables que défavorables.
⚜️Bon mardi matin, chers lecteurs et lectrices,
Le plus récent sondage québécois de la maison Pallas Data — dont les intentions de vote ont été publiées la semaine dernière par le magazine L’actualité — contenait également les questions habituelles sur les perceptions des chefs de parti.
Voici la question posée aux répondants :
Avez-vous une impression favorable ou défavorable de… ?
Très défavorable
Plutôt défavorable
Ni favorable, ni défavorable
Plutôt favorable
Très favorable
Incertain
Comme à l’habitude, les chefs étaient présentés en ordre aléatoire.
En utilisant le même questionnaire et la même méthodologie depuis plusieurs années maintenant, les données de Pallas permettent de tracer l’évolution des perceptions dans le temps. Les données présentées ci-dessous ont été recueillies du 7 au 9 mai 2026 auprès d’un échantillon aléatoire de n = 1 176 répondants québécois.
Voici d’abord les résultats globaux :
Premier constat : aucun chef de parti québécois ne récolte davantage d’impressions favorables que défavorables.
Le chef qui détient la plus forte proportion d’impressions favorables est Paul St-Pierre Plamondon avec 34%. Toutefois, les données montrent aussi clairement que le chef péquiste polarise davantage qu’il y a un an. Ses impressions défavorables atteignent maintenant 48% — seul Éric Duhaime affiche un taux plus élevé.
Parmi les cinq chefs de parti, c’est néanmoins Christine Fréchette qui obtient le meilleur score net — défini comme la différence entre les impressions favorables et défavorables — avec un résultat de -6, soit 31% favorable contre 37% défavorable.
Du côté libéral, Charles Milliard encaisse plutôt un recul. Ses impressions favorables chutent à 22%, contre 39% d’impressions défavorables, pour un score net de -17.
Évidemment, les chiffres bruts d’un seul sondage ne racontent jamais toute l’histoire. Toutefois, lorsqu’on observe l’évolution des tendances depuis plusieurs mois, certains constats deviennent plus clairs.
Et il y a effectivement eu du mouvement récemment dans les perceptions des trois chefs qui aspirent de façon réaliste au poste de premier ministre lors du scrutin de l’automne prochain.
Christine Fréchette : plus populaire que son parti
Les chiffres de la nouvelle première ministre demeurent tièdes — assurément meilleurs que les dernières données récoltées par son prédécesseur François Legault, mais loin d’un véritable engouement populaire.



