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Synopsis : les Québécois toujours méfiants des hydrocarbures, mais ouverts au gaz naturel

Le soutien à l'exploitation du gaz naturel augmente lorsqu'il est présenté comme un outil d'autonomie énergétique face aux États-Unis.

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Philippe J. Fournier
mai 23, 2026
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Le Québec devrait-il exploiter ses ressources énergétiques ? Dans une entrevue accordée à Zone Info sur les ondes de Radio-Canada en mars dernier, la première ministre Christine Fréchette — alors candidate à la chefferie de la CAQ — avait montré une certaine ouverture à la question, sans toutefois prendre d’engagement clair.

Visionnez l’entrevue ici.

Christine Fréchettte en entrevue à Radio-Canada le 17 mars 2026 (source).

« Le contexte a changé, le contexte a évolué », disait la future première ministre. Pressée par l’animateur Gérald Fillion sur la possibilité d’exploiter le gaz naturel — y compris le gaz de schiste — Mme Fréchette répondait : « Je veux analyser ça. » Elle ajoutait : « Est-ce qu’on a changé notre perspective au Québec en regard de ces possibilités-là, par rapport au gaz [naturel] par exemple ? »

Il ne serait pas étonnant que l’exploitation et le développement des ressources énergétiques occupent une place importante dans la prochaine campagne électorale. Entre la guerre tarifaire avec les États-Unis et l’incertitude entourant l’entente de Churchill Falls (avec Terre-Neuve-et-Labrador), les thèmes de l’autonomie et de la souveraineté énergétiques risquent de revenir souvent dans le discours des partis.

Or, un récent sondage de la maison Synopsis Recherche sur le gaz naturel au Québec montre justement une opinion publique à la fois ouverte et encore malléable sur cette question. Menée auprès de 1 000 répondants québécois du 24 au 29 mars 2026, l’enquête indique que l’appui au gaz naturel dépend fortement du contexte et du cadrage des enjeux.

Sur le plan énergétique, les préférences des Québécois demeurent toutefois favorables aux énergies renouvelables, surtout lorsqu’il est question de construire des infrastructures dans leur propre région. À la question : « Dans quelle mesure êtes-vous favorable à la construction des infrastructures énergétiques suivantes dans votre région ? », 73 % des répondants se disent favorables à des parcs de panneaux solaires et 62 % à des parcs éoliens.

Les répondants sont plus divisés quant aux barrages hydroélectriques, mais considérant l’ampleur de ce type d’infrastructure, la proximité semble vraisemblablement jouer un rôle important.

Cependant, les données montrent clairement que les centrales aux hydrocarbures demeurent peu populaires : 60 % des répondants s’opposent à la construction de centrales alimentées au pétrole ou au mazout dans leur région. Cette proportion grimpe à 69 % dans le cas du charbon.

Malgré le rejet marqué des infrastructures fossiles traditionnelles, le gaz naturel bénéficie d’un traitement plus nuancé dans l’opinion publique québécoise, en particulier lorsque mis en contexte de la souveraineté énergétique et la réduction de la dépendance envers les États-Unis.

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