La tenue d’un référendum sur la souveraineté du Québec prendra-t-elle une place centrale lors de la prochaine campagne électorale?
La promesse de tenir un référendum est, sans surprise, au cœur des engagements du Parti québécois. Mais contrairement à la campagne de 2022, alors que le PQ n’a jamais été véritablement compétitif, la formation souverainiste trône au sommet des sondages au Québec depuis l’automne 2023 et demeure présentement favorite pour remporter au moins une pluralité de sièges. La possibilité d’un troisième référendum semble donc de moins en moins hypothétique.
L’annonce faite ce matin par Paul St-Pierre Plamondon vient toutefois ajouter une condition importante au calendrier référendaire : un éventuel gouvernement péquiste s’engagerait à ne pas tenir de référendum sur l’indépendance du Québec tant et aussi longtemps que Donald Trump sera à la Maison-Blanche.
Ce report potentiel fera-t-il bouger l’aiguille dans l’opinion publique? Cela reste à voir.
Néanmoins, considérant les tendances actuelles auprès des électeurs québécois sur la question nationale, cette promesse d’un référendum vient assurément avec son lot de risques.
Selon la moyenne pondérée de Qc125, 69% des électeurs québécois voteraient contre la souveraineté si un référendum avait lieu aujourd’hui, contre 31% qui voteraient pour — après répartition proportionnelle des indécis.
Les données recueillies par Léger au début du mois montrent également que la tenue d’un référendum est loin de figurer parmi les principales préoccupations des électeurs — y compris de ceux qui appuient actuellement le Parti québécois.
Selon ce sondage (pages 22-23 du rapport de Léger), seulement 8% des électeurs ont indiqué que la tenue d’un référendum sur la souveraineté pourrait influencer leur vote lors de la prochaine élection. L’enjeu arrive loin derrière la santé et les services sociaux (48%), le coût de la vie (42%) et le logement abordable (28%), entre autres.
Même chez les électeurs qui appuient présentement le PQ, cette proportion ne s’élève qu’à 15%.
Sans surprise, les électeurs péquistes se distinguent davantage sur les enjeux identitaires. Parmi eux, 25% ont sélectionné « Langue, culture et identité » comme enjeu susceptible d’influencer leur vote, comparativement à seulement 12% de l’ensemble des répondants.
Cela dit, l’électorat péquiste demeure largement souverainiste. Selon Léger, 73% des répondants qui appuient présentement le Parti québécois voteraient Oui dans un hypothétique référendum sur la souveraineté du Québec.
Sans surprise, il s’agit de l’électorat partisan le plus favorable à la souveraineté. Mais cela signifie également qu’environ un électeur péquiste sur quatre voterait Non.
Chez Québec solidaire, pourtant lui aussi officiellement souverainiste, seulement 28% des électeurs voteraient pour l’indépendance selon Léger.
De fortes majorités d’électeurs conservateurs (74%), caquistes (85%) et libéraux (95%) voteraient quant à eux contre la souveraineté.
À première vue, de tels chiffres pourraient laisser croire que la promesse du PQ de tenir un troisième référendum constitue un sérieux handicap électoral : près de sept Québécois sur dix voteraient actuellement Non, et la tenue d’un référendum figure loin derrière les principales préoccupations de l’électorat.
Mais élections et référendums obéissent à des dynamiques bien différentes.
Les électeurs souverainistes sont largement concentrés derrière le Parti québécois, tandis que les électeurs opposés à la souveraineté se répartissent entre plusieurs formations — principalement le Parti libéral, la CAQ et le Parti conservateur.
Voilà une des particularités de la campagne qui s’amorce : le PQ pourrait très bien remporter l’élection en promettant un référendum qu’une nette majorité de Québécois ne souhaite pas — et dont le résultat, selon les données actuelles, serait largement défavorable au camp souverainiste.
Les adversaires du PQ réussiront-ils à en faire un enjeu central de l’élection? Ça reste à voir.
Plus d’analyse à venir sous peu.💙⚜️
Gabrielle Bujold-Martineau est étudiante en journalisme à L’UQÀM et collaboratrice pour Qc125.





Selon vos projections, le PQ détient une avance très mince dans 18 des 64 comtés nécessaires à la majorité.
Si un seul de ces comtés élisait un candidat du PLQ ou de la CAQ. le PQ ne serait pas majoritaire et par conséquent ne pourrait pas tenir de référendum,
À en croire les sondés de Léger, un référendum ne sera pas un enjeu central de l’élection ou alors, les poules auront des dents et les vaches pondront des oeufs !
Imaginer que pour système de représentation politique, les Québécois& jouissaient des élus& aux projections de « la machine Qc125+2 », à faible coûts, au lieu d’une élection générale au quatre ans, à fort coûts.
Selon la coutume et non la loi, aux lendemains du 12 août dernier, qui serait devenu& premier& ministre pour la 44ème législature ?
- Paul St-Pierre Plamondon, avec l’appui de 30 % des électeurs& ou après la visite de couple ou trio de chefs& chez la lieutenante-gouverneure :
PLQ + PCQ font 39 %, Charles Milliard;
PLQ + QS font 35 %, Charles Milliard;
PLQ + CAQ font 45 %, Christine Fréchette;
PCQ + QS ne font que 24 %, ni Éric Duhaime, ni Ruba Ghazal;
PCQ + CAQ font 34 %, Christine Fréchette;
QS + CAQ font 30 %, ni Ruba Ghazal, ni Christine Fréchette;
QS + CAQ + PQ, 60 %, Christine Fréchette ou PSPP ?
Chef de l’opposition officielle, Charles Milliard;
Chef du deuxième groupe d’opposition, Éric Duhaime.
Nos élus& en décideraient.
Comme aux lendemains du 3 octobre 2022 l’enjeu a été le droit de siéger en notre Assemblée nationale sans qu’on en ait parlé lors de la campagne, aux lendemains du 5 octobre prochain, mon hypothèse est que l’enjeu sera qui sera notre premier& ministre suite à une réforme de notre représentation parlementaire qui la rendrait préférentiel-parti et proportionnel-électeurs&.